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[Report] Mayra Andrade, Naaz & ESINAM @ Botanique, le 1 octobre 2020

[Report] Mayra Andrade, Naaz & ESINAM @ Botanique, le 1 octobre 2020

Mathieu Belchit

En ce premier jour d’octobre, on a assistait à notre premier concert en physique après une pause bien trop longue… Pour ce faire, direction la capitale belge pour une soirée rythmée par trois artistes talentueuses aux univers colorés !  

Ouverture des portes à 18h, prise de température, nettoyage de mains et masque sur le nez, on entre pour la première fois au coeur du Parc du Botanique impatient d’assister à ce concert 100% féminin.

L’expérimentale et multi-instrumentiste ESINAM

Première surprise de la soirée ! N’ayant pas regardé le communiqué posté sur les réseaux sociaux quelques heures auparavant, on apprend sur place que Marina Satti n’a malheureusement pas pu venir à Bruxelles et a dû laisser sa place à ESINAM, artiste locale qui est en résidence pour l’automne au Botanique ! Rapidement, on se laisse happer par cette multi-instrumentiste qui nous plonge dans un univers intriguant accompagnée de son looper mais surtout de sa flûte traversière enchanteresse ! Ajoutez à cela une voix pleine de soul et nous voilà comme envoûtés, conquis par cette première partie qui nous donne envie de repartir la voir dès que possible sur scène.

ESINAM © Stéphane Risack
La pop arc-en-ciel de NAAZ

Auteure-compositrice et interprète, autodidacte, déterminée et ambitieuse, NAAZ est une jeune artiste originaire d’une famille kurde, véritable star montante de la scène pop néerlandaise. Toutefois, on l’avoue, on ne la connaissait pas avant ce soir… Quoiqu’il en soit, elle nous aura surpris avec son énergie débordante et sa pop aux multiples couleurs, parfois triste, d’autres fois égayée mais toujours avec une sincérité qui fait plaisir à voir !

NAAZ © Stéphane Risack
Le bouquet final offert par Mayra Andrade 

Dernière date d’une tournée de deux ans pour défendre son cinquième et brillant album Manga, cette première soirée des Nuits Botanique s’achèvera en apothéose avec la divine Mayra Andrade !

Dès son entrée sur scène, on comprend rapidement que la majorité du public est venu pour elle. Et ce qui est d’autant plus surprenant est de se rendre compte à quel point sa musique rassemble les gens ! On peut apercevoir des personnes de tous les âges et de toutes les origines chanter, applaudir et même danser sur les divers rythmes à la croisée entre urbain, latino et afro-beat et rythmes.

 

Mayra Andrade se veut à la fois intime et généreuse, partageant tellement avec son public qu’elle en viendra presque aux larmes. Besoin d’une autre preuve de cette relation forte qui liait le public à la digne héritière de Cesária Évora ? Bien que le concert avait débuté assis, un grand nombre de personnes s’est levé pour l’acclamer mais aussi danser tout en respectant tant bien que mal les distanciations sociales… Mais franchement… Qui peut nous en vouloir ? Que ce soit sur des ballades susurrées avec une sensualité irrésistible, en grattant son ferrinho – instrument utilisé pour le funana, un genre musical capverdien – sur le fédérateur Vapor di Imigrason ou même en colorant sa voix avec de l’auto-tune notamment sur notre titre favori, Tan KalakatanMayra nous aura offert un show tout bonnement grandiose !

Mayra Andrade © Stéphane Risack

En résumé, une soirée (bien trop courte !) qui nous aura fait un bien fou, redécouvrant les émotions et la chaleur des lives grâce à une programmation de qualité. Un premier concert belge qui, on vous le garantie, ne sera pas le dernier !

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