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[Report] Qui Va Piano Va Sano, le 18 juin 2021

[Report] Qui Va Piano Va Sano, le 18 juin 2021

Qui Va Piano Va Sano

À quelques jours du début officiel de l’été, nous avons assisté à la deuxième soirée du festival Qui Va Piano Va Sano. Sept artistes aux univers bien différents se sont succédé.es derrière le piano installé dans l’Eglise Saint Eustache et c’était magnifique !

Pour sa cinquième édition, la soirée de concert Qui Va Piano Va Sano, organisée par le label parisien microqlima, s’est transformée en un mini-festival de deux soirs. Prenant place dans le décor grandiose de l’Eglise Saint-Eustache, cette nouvelle édition a vu défiler non moins de quatorze artistes de la scène émergente française. Mettant à l’honneur la pop-rock de Feu! Chatterton, l’univers onirique de Yndi, le R&B poétique de Joanna ou encore le rap de Squidji, les styles variés des artistes étaient sublimés par l’acoustique exceptionnelle du lieu. Si pour certain.es le piano-voix est un exercice déjà bien maîtrisé, pour d’autres il était inédit et nous a permis de découvrir leur univers sous un jour plus intimiste et délicat. Organisé avec Souffle Collectif qui « impulse et programme projets musicaux et performances à Paris », Qui Va Piano Va Sano était, cette année encore, un instant d’une rare beauté.

Nous avons eu la chance d’assister à la deuxième soirée de concerts. Diffusée en live sur Culture Box, cette soirée a accueillit Joanna, Silly Boy Blue, Quasi Qui, Janie, Squidji, Prudence et November Ultra.

Joanna, la poétesse des temps modernes.

Ouvrant cette seconde soirée, la jeune chanteuse nous a envoûté avec ses textes poétiques et toujours justes et sa voix oscillant entre légèreté et profondeur. Présentant les titres de son album sorti il y a un peu plus d’un mois – dont on vous parlait iciJoanna nous a offert un magnifique moment en abordant le thème de l’amour et celui plus sombre du viol.

© Inès Ziouane
Silly Boy Blue, la musicienne à la pop aérienne et éthérée.

Pour Silly Boy Blue la soirée était particulière. Celle dont le premier album est sorti le jour du concert nous a confié être heureuse de vivre cette soirée unique en compagnie d’un public, dans un lieu si spécial. De sa voix d’un autre monde, la musicienne nous a touché.es en plein cœur avec quelques chansons bouleversantes et mélancoliques, qui nous parlent de rupture et de résilience. Si ce n’est pas encore fait, allez écouter son album, on vous promet que vous ne serez pas déçu.es !

© Inès Ziouane
Quasi Qui, le duo tout en délicatesse.

Le duo Quasi Qui, qui a réalisé son premier concert en notre compagnie ce 18 juin, nous a offert trois chansons d’une jolie douceur. Lors de ce live on a eu l’occasion de découvrir une partie de leur univers tout en sensibilité. On avoue qu’on ne les connaissait pas mais on va suivre avec attention la suite de leur aventure qui s’annonce riche et intéressante.

© Inès Ziouane
Janie, la jeune chanteuse qui dépoussière la variété française.

Succédant au duo, c’est Janie qui s’est installée au piano de l’Eglise Saint-Eustache. Celle dont la musique rend ses lettres de noblesse à la variété française nous a offert un live tout en douceur et surtout riche en émotion. Décrite par certain.es comme la nouvelle Véronique Sanson, l’univers de Janie nous offre en effet de beaux moments de chanson française. Sa chanson Mon idole, écrite en hommage à son père nous a tout particulièrement ému.es.

© Inès Ziouane
Squidji, le rappeur que l’on attendait pas.

Malgré leurs univers très différents, les artistes présent.es lors de ces soirées étaient tous.tes des artistes à l’univers assez pop ou variété. L’arrivée de Squidji a permis d’apporter une touche rap à ce festival. Ayant également sorti un album il y a quelques semaines, le rappeur nous a présenté quelques morceaux issus de ce dernier. Accompagné d’un chœur qui entourait joliment son univers, Squidji nous a offert une performance douce et romantique.

© Inès Ziouane
Prudence, la chanteuse à la voix d’or.

Prudence, ancienne moitié du duo The Dø, nous a offert un doux moment de pop. Nous présentant ici quelques chansons issues de son dernier opus, la chanteuse, dont l’univers onirique se prête particulièrement bien à l’exercice piano-voix, nous a offert une bulle de tendresse.

Qui Va Piano Va Sano
© Inès Ziouane
November Ultra, l’artiste à l’univers cotonneux.

À peine arrivée sur scène, November Ultra nous lançait une blague. Celle à qui revenait la difficile tâche de clore cette édition de Qui Va Piano Va Sano nous a tous.tes envoûté.es par son naturel désarmant et sa voix profonde et apaisante. Quelques notes aigües résonnant avec intensité sur les murs de l’Eglise ont terminé de nous faire tomber sous le charme de la chanteuse. Présentant, entre autres, The End, un titre inédit sortant dans quelques jours, November Ultra nous a fait passer du rire à la mélancolie en quelques chansons pleines de grâce.

Qui Va Piano Va Sano
© Inès Ziouane

Si vous avez loupé cette cinquième édition de Qui Va Piano Va Sano, retrouvez-là en en replay sur France TV. Ne manquez pas non plus le prochain événement de microqlima : l’open air GLOUGLOU les 2, 3 et 4 juillet prendra place au Canal Barboteur, avec une programmation surprise à découvrir sur place.

Nous profitons également de cet article pour apporter tout notre soutien à Eddy de Pretto, qui, après avoir performé le premier soir dans l’Eglise Saint-Eustache fait face à une vague de critiques homophobes. Pour avoir chanté qui il est, le chanteur est victime d’insultes et menaces d’une minorité extrême. Parce qu’accepter ces comportements homophobes c’est prendre le risque de les banaliser, il nous semblait important de les dénoncer aujourd’hui. Laissons les lieux de cultes être des lieux de culture, d’ouverture et d’inclusion, pour toute personne quelque soit son genre, son orientation, sa couleur ou sa religion.

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