[Report] Obongjayar @ Le Pop Up du Label, le 13 février 2020

Obongjayar et ses musiciens ont littéralement retourné la scène du Pop Up pour leur unique date française. Retour sur une soirée enflammée. 

Il faut savoir reconnaître les artistes doués en live, et Obongjayar fait indubitablement partie de cette catégorie. Le jeudi 13 février dernier il présentait son nouvel EP Which Way is Forward au Pop Up, et nous avons reçu une vraie claque musicale. Le genre de claque pour laquelle on tend la deuxième joue avec plaisir.

La soirée débute par la première partie du charmant Jo Harrison qui échauffe tranquillement le public du Pop up. La salle se remplit peu à peu pour finir pleine à craquer avant qu’Obongjayar n’arrive. Ce dernier entre en scène dans un costard un peu trop grand et d’un pas nonchalant. La magie s’opère instantanément dès les premiers rythmes de son batteur Sam Jones, tout simplement impressionnant.

En effet, la puissance de ce moment ne serait telle sans la présence des musiciens qui accompagnent l’artiste nigérien : le souffle d’Elias Jordan Atkinson à la trompette, les riffs de Marla Mbemba à la basse, les mélodies Ciaran Corr tantôt aux claviers, tantôt à la guitare.

Technique, justesse, inventivité rien ne manque du point de vue musical, pour le plus grand bonheur d’un public époustouflé. En osmose avec son groupe, Obongjayar fait preuve d’une énergie sans nom tout au long de la soirée. Cette énergie, on la retrouve tant dans sa voix, solaire et éraillée, que dans son attitude. Plus le concert avance, plus le chanteur se dévêtit, pour finir torse nu à la fin de la soirée. Et pour cause, il ne passera pas une seule seconde sans danser (beaucoup trop bien) et bouger.

Le Pop Up se retrouve plongé dans un état d’euphorie. Sa musique, profondément imprégnée de ses origines nigériennes enflamme la salle, dans laquelle il se jettera à l’issu du concert pour entamer un pogo.

Le chanteur résumera bien la situation avant de nous quitter :

« On me demande souvent si ce que je fais est de l’Afro beat ? De la soul ? Du hip-hop ? Du jazz ? It’s my fucking music ! »

 

Vous l’aurez compris, si vous avez un jour l’occasion de voir Obongjayar en live, n’hésitez pas une seule seconde et foncez !

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