Review : Beck – Hyperspace

Tout juste 2 ans après la sortie de Colors, le mythique Beck nous a dévoilé, le 22 novembre dernier, son nouvel opus Hyperspace, un long voyage en apesanteur.

C’est en nous ayant bien préparé que Beck nous dévoile son quatorzième album Hyperspace.  On a eu le droit ces derniers mois à 5 singles : des teasers qui n’ont fait que nous mettre l’eau à la bouche.

Alors qu’il nous proposait, avec Colors, des titres regorgeant de pistes différentes, Beck a cette fois pris le parti de faire un opus beaucoup plus minimaliste, plus léger, qui n’en est pas moins sophistiqué et tout plein de mélodies hypnotisantes.

Un Joyeux Mélange

C’est en bonne compagnie que Beck nous embarque dans cette belle traversée galactique. L’américain nous dévoile un opus aux multiples guests puisqu’il a choisi de s’entourer, entre autres, de Chris Martin (Coldplay), Sky Ferreira et Terrell Hines. C’est sans oublier Pharrell Williams qui a co-écrit et co-produit plusieurs des titres. Une belle flopée d’artistes hétéroclites et un Beck qui reste bien fidèle à sa réputation d’artiste hybride. Voilà qui pourrait nous submerger et nous faire dévier de l’orbite sur laquelle on flotte bien tranquillement. Mais encore une fois, il a su faire coexister les genres avec splendeur.

5..4..3..2..1.. Lift off

L’entrée dans ce nouveau monde se fait avec l’orchestral Hyperlife, titre ultra-aérien qui nous met immédiatement dans le bain. A partir de là, la traversée peut commencer. On démarre avec Saw Lightning, titre nettement plus folk que les autres, guitare acoustique et harmonica à l’appuie. De quoi satisfaire les fans de la première heure.

Et là, c’est la mise en orbite. Tout ralenti. Beck nous livre une série de sublimes ballades pop comme Die Waiting et Stratosphere. On est maintenu bien au chaud dans une bulle de mélancolie tout le long avec un point culminant lorsque arrive Dark Places. Hyperspace est un patchwork qui oscille sans cesse entre synthés aériens et guitare acoustique. Chaque partie s’impose comme pièce fondamentale et le rendu final est aussi surprenant qu’harmonieux. Voilà un album envoûtant à souhait.

L’album se clôture avec le somptueux et poétique Everlasting Nothing. Atterrissage tout en douceur et parfait condensé de tous les autres titres, Beck nous offre une fin apaisante. De quoi bien se reposer pour pour mieux recommencer.

EN BREF

Bien qu’il n’ait plus à faire ses preuves depuis bien longtemps, Beck ne cesse de se renouveler, pour notre plus grand plaisir. Hyperspace est un de ses albums qui s’écoute encore et encore, nous en faisant découvrir des nouvelles facettes à chaque fois. Impossible donc de s’en lasser.


Tracklist

1. Hyperlife

2. Uneventful Days

3. Saw Lightning

4. Die Waiting

5. Chemical

6. See Through

7. Hyperspace

8.Stratosphere

9. Dark Places

10. Star

11. Everlasting Nothing

Notre sélection : Uneventful DaysDark PlacesEverlasting Nothing

NOTE : 17/20

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *