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Les Chatoyantes font leur retour ce week-end !

Les Chatoyantes font leur retour ce week-end !

À l’heure où une partie des festivals français tend vers l’uniformisation, Les Chatoyantes suivent le chemin inverse. Les 24 et 25 juillet, le Château de Cepoy, à quelques minutes de Montargis, accueillera la quatrième édition d’un événement qui cultive depuis ses débuts une identité à part : un mélange de musiques indépendantes, d’arts vivants, de scénographie immersive et d’attention réelle portée au territoire qui l’entoure.

Ce qui pourrait n’être qu’un festival d’été de plus prend ici une autre dimension. Dès l’entrée dans le parc du château, on comprend que l’expérience ne se limite pas à une succession de concerts. Les arbres deviennent des décors, les allées des espaces de déambulation et la façade du château un écran géant prêt à s’illuminer à la tombée du jour grâce au mapping imaginé par MAZE.

« Mamie en folie » : un imaginaire rétro transformé en expérience sensible

L’édition 2026 se déploie sous un thème aussi inattendu que parfaitement assumé : « Mamie en folie ». Loin du clin d’œil facile, le festival convoque tout un imaginaire populaire pour construire une scénographie qui joue autant sur la nostalgie que sur la poésie du quotidien. Bigoudis, dentelle, napperons, papiers peints vintage, vaisselle rétro et jeux de jardin composeront un décor immersif imaginé par une équipe de créatrices locales.

Vendredi : du théâtre chanté à la techno hybride

La première journée s’ouvre avec avec Madame Sacha, figure loirétaine dont le spectacle Le Cas Marianne Oswald ressuscite l’esprit des cabarets berlinois et du Paris des années 30. Théâtre, chanson, contrebasse : une ouverture presque cinématographique. Quelques heures plus tard, le décor bascule. Radio Locho, duo venu de Wuppertal, injecte dans le parc une dose d’italo disco et de disco-funk qui évoque autant les clubs européens des années 80 que les bandes-son de road movies !

La tête d’affiche du vendredi sera Atili avec un univers où le dub rencontre les textures électroniques contemporaines. La nuit s’enfonce ensuite dans des territoires plus club avec Club Sauvage, collectif tourangeau adepte de house groovy, de hard groove et de techno tribale, avant de se conclure avec P-H, performeur bruxellois qui brouille les frontières entre concert et set techno grâce à l’intégration d’une batterie acoustique en direct.

Samedi : entre folk florale et euphorie collective

Le samedi prendra des allures de grand voyage musical. Le duo Freddy Miller & Cédric Christophe ouvrira la journée avec un répertoire soul, blues et rhythm & blues puis viendra Mélys, artiste toulousaine qui navigue entre indie-folk, rock acoustique et influences hispaniques. A travers sa « folk florale », elle compose une musique délicate, traversée par des images de nature, de mouvement et de mélancolie lumineuse

Place ensuite à l’extravagance de Guinguette 3000, concert-spectacle pailleté où la chanson française rencontre l’électro-pop, le rock progressif et un humour résolument absurde.

L’une des propositions les plus attendues sera sans doute Thao. Sur scène, l’artiste construit sa musique en direct à partir de sa guitare, de ses machines et de sa voix, dans une fusion fascinante de post-punk, de rock psychédélique et de techno. Enfin, le collectif francilien Planète Boum Boum transformera le parc du château en gigantesque dancefloor populaire. Entre eurodance, house et techno, le groupe cultive une énergie collective rare, où refrains scandés et euphorie partagée prennent le dessus sur toute forme de posture.

Le week-end s’achèvera avec Fyre Crew, duo techno bouncy aux influences pop et latines, pour un closing pensé comme une dernière montée d’adrénaline.

Bien plus qu’un festival de musique !

L’une des grandes forces des Chatoyantes est précisément de ne pas segmenter les publics. Le même après-midi, on peut croiser un atelier cirque, un tournoi de pétanque, des percussions africaines, un spectacle de feu, une séance de maquillage artistique, une création de totems collectifs ou la friperie itinérante Cowboy Beshop.

Cette coexistence n’a rien d’anecdotique. Elle permet au festival de réunir des familles, des amateurs de musiques électroniques, des habitants du Gâtinais, des curieux venus de Paris ou de Belgique, sans que personne n’ait l’impression d’être « hors cible ».

Un engagement éco-citoyen concret

Labellisé Ecofest, le festival fait partie de ces événements qui inscrivent l’écologie dans l’organisation même du festival plutôt que dans un simple discours. Parmi les mesures mises en place, programmation favorisant les artistes issus d’un rayon de moins de 50 km, système son et éclairage à faible consommation énergétique, restauration en circuit court avec une offre végétale et vegan, suppression des plastiques à usage unique, et bien d’autres !

Même la buvette raconte le territoire : jus des Vergers de Montenon, cidre Gillet, bières de la Fabrik du Marais et pain du Moulin de Cepoy composent une grande partie de l’offre proposée aux festivaliers !

Une billetterie pensée pour rester accessible

Dans un contexte où le coût des festivals ne cesse d’augmenter, l’équipe a choisi de maintenir une politique tarifaire inclusive : réductions pour les habitants de Cepoy, tarifs solidaires pour les personnes en situation de précarité et nouvelles offres « arrivée anticipée » afin d’encourager la venue dès le début des festivités.

Pourquoi il faut garder un œil sur Les Chatoyantes !

Ce qui nous intéresse particulièrement dans cette édition, c’est sa capacité à faire dialoguer des mondes qui se croisent rarement avec autant de naturel : cabaret des années 30, vapor dub, indie-folk, post-punk, techno tribale, arts de rue, cirque et engagement environnemental.

À une heure au sud de Paris, Les Chatoyantes proposent finalement quelque chose de devenu assez rare : un festival où la découverte prime encore sur l’algorithme, où la scénographie sert la musique plutôt que l’inverse, et où l’on peut passer d’un concert intimiste à un dancefloor en plein air avant de terminer la nuit devant un château transformé en écran de lumière.

Un rendez-vous que les amateurs de scènes indépendantes auraient tort de considérer comme un simple événement local !

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