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Interview : Blu Samu

Interview : Blu Samu

Cet été, nous avons lancé les festivités avec la superbe édition 2026 de We Love Green. Météo parfaite, concerts mémorables, ambiance au sommet : on a adoré ! Au cœur de ce week-end de fête, nous avons eu la chance de rencontrer deux artistes qui nous font vibrer, juste après leur passage sur scène. L’occasion de papoter musique, festival et réalités de la vie d’artiste en 2026. On commence cette série de partages avec la talentueuse Blu Samu.

Salut ! Trop contents de te croiser ici à We Love Green. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Salut ! Mon nom est Blu Samu, je suis artiste et je m’exprime principalement à travers la musique. J’ai sorti récemment mon tout premier album qui s’appelle (K)Not.

Il est sorti en fin d’année dernière et, de notre côté, on a eu un vrai coup de cœur pour les titres Deep in the Sea et Adeus. On y navigue entre UK garage, ambient, electro et soul… Raconte-nous un peu les coulisses de la création de cet album !

En vrai, j’ai pris trois ans pour expérimenter et produire énormément de morceaux. Au fil du temps, je mettais de côté les morceaux que je préférais, tout en continuant à créer. Et puis un jour, j’ai composé « Yearning ». Ce titre a donné tout son sens à l’histoire de l’album. J’ai réalisé que j’étais en train de raconter le cycle d’une période de ma vie. C’est à ce moment précis que j’ai su que mon album était là.

 

Et d’ailleurs, pourquoi l’avoir orthographié (K)Not ? Qu’est-ce que ça cache ?

En anglais, ça veut dire « nœud ». Mais comme le « K » ne se prononce pas à l’oral, je trouvais ça marrant et visuel de le mettre entre parenthèses.

On ressent une grande richesse dans tes morceaux. Tu partages tes racines entre le Portugal et la Belgique. C’est une dualité qui nourrit consciemment ta musique ?

Ma mère est portugaise, mon père est capverdien, et j’ai grandi en Belgique à partir de mes six ans. Je pense que ce mélange s’immisce inévitablement dans ce que je fais. Ce n’est pas forcément une démarche consciente, c’est plutôt quelque chose qui transparaît naturellement dans ma manière de digérer et de retransmettre mes émotions.

© Emeline Beauvais

En parlant de la Belgique justement, quelle relation entretiens-tu avec la scène musicale actuelle ?

Je l’aime énormément !! À Bruxelles, l’effervescence est incroyable. Il y a une multitude d’artistes hyper sous-cotés qui mériteraient tellement plus de lumière, comme CRC, Marie Mignon, Gala Dragot ou encore Ashley Morgan. Foncez les écouter !

Le message est passé ! Si tu devais citer un featuring de rêve, ce serait qui ?

Sans hésiter : Doja Cat ! Elle a un style incroyable et elle ose tout. Elle est hyper éclectique dans ses choix de genres musicaux, donc un feat ensemble, ça donnerait un truc complètement fou !

En attendant ce feat, aujourd’hui tu as retourné We Love Green. C’est ta plus grosse scène jusqu’ici ?

Cet été, c’est clairement le plus grand festival que j’ai fait de ma carrière. C’était incroyable, il y avait un monde de fou devant la scène. Honnêtement, je ne réalise pas encore tout à fait.

On imagine l’adrénaline. Juste avant de monter sur scène, tu as un rituel particulier pour gérer cette pression ?

Justement, j’avais un gros pic d’anxiété aujourd’hui. Ma coach vocale m’a expliqué un truc fou : tous nos tissus musculaires sont connectés. Pour débloquer le haut et la voix, il faut détendre le bas. Donc ma routine du jour, c’était massage des jambes obligatoire ! Après ça, petites vocalises, un bon thé et voilà.

 

Un grand merci à toi pour ce moment. Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Franchement, je suis déjà tellement reconnaissante de tout ce qui m’arrive en ce moment. Juste un grand merci à vous, et si ça continue comme ça, je signe direct !

Découvrir K(Not) ici !
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