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Interview : Stereoclip

Interview : Stereoclip

Il vient de faire sa rentrée avec Sunset Drive, nouvel extrait de son troisième album à paraître l’année prochaine. On a eu l’opportunité de discuter avec Maxime aka Stereoclip à propos de sa carrière, ses futurs projets et de la scène musicale belge ! 

Salut Maxime, un grand merci d’avoir accepté de discuter avec nous. Pour débuter, peux-tu te présenter brièvement ? Comment décrirais-tu ta musique à quelqu’un qui ne te connait pas ?

Salut ! J’ai 30 ans, je suis Bruxellois, ça fait 10 ans que j’habite ici et je fais de la musique quasiment tous les jours !

 

En ce qui concerne ma musique, je dirais que c’est la résultante d’inspirations très diverses orientées vers la house.

D’ailleurs, je me suis toujours demandé : pourquoi « Stereoclip ». Qu’est-ce que ce pseudo signifie pour toi ?

Rien de spécial… J’ai fait un brainstorming de mots que je trouvais stylés en rapport avec la musique et celui-là était plus cool que les autres mais c’est vrai que, bizarrement, de ne pas avoir choisi intentionnellement un nom qui a une signification m’a inspiré à faire des choses en rapport avec celui-ci… Complètement à l’inverse de ce qui se fait habituellement (rires).

Quel évènement ou quelle chanson t’a donné envie de faire de la musique électronique ?

Alors c’est un voyage à Berlin avec des amis quand on était jeunes, vers 19-20 ans. Moi j’étais plus tourné vers le hip-hop et je ne connaissais pas très bien l’électro. C’est un de mes amis qui était à fond dans ce style, on est sortis et ça m’a vraiment pris à ce moment !

Et tu avais déjà un background en tant que musicien ? 

Pas vraiment. J’aimais chipoter sur mon ordi à faire des instrus mais rien de concret.

Malgré la situation chaotique de ce début d’année, on t’a retrouvé dans de nombreux lives – que ce soit depuis La Villa in the Sky ou encore pour le Swipe Up festival. Comment as-tu vécu cette période ?

Dans un premier temps je l’ai pris comme un break. C’était plutôt sympa ! Mais après ça a commencé à taper un peu sur les nerfs… Personnellement, j’essaie d’aller chercher un peu de paix en moi par rapport à tout ça. En fait, j’ai accepté la situation à partir du moment où je me suis dit qu’on a beau parler, on est dans l’inconnu. A part l’accepter et réaliser qu’avoir du temps pour moi c’est une chance pour moi, on ne peut rien faire. Ca pousse à la réflexion, à tourner dans sa tête, et si on essaie de l’utiliser correctement je pense qu’on peut en ressortir énormément de positif !

 

Après, au niveau gouvernemental, par rapport aux décisions prises au niveau de la culture… Je ne vais pas rentrer dans ce débat mais pour moi il y a un gros manque de soutien par rapport aux artistes, aux gens, à l’humain en fait !

Tu as fait ta rentrée en présentant Sunset Drive, troisième single de 2020. On nous a dit que tu étais en train de bosser sur ton troisième album. Que peux-tu d’ores et déjà nous confier à son sujet ?

Pour moi il sera plus abouti que les autres ! Il y a moins d’égo dans cet album et plus de liberté dans le but de refléter au mieux mes envies dans ma musique.

Je bosse en m’ouvrant davantage aux autres personnes et suis beaucoup plus chill dans ma manière de créer. On a un groupe de studios à Bruxelles avec d’autres musiciens. On est tous hyper impliqués les uns par rapport aux autres et on partage tout le temps nos avis sur nos productions pour voir ce qu’il y a de bon ou non.

C’est peut-être aussi dû au fait que tu en es à ton troisième album et que tu prends plus de recul pour faire de la musique qui te plait, avec moins de pression, non ?

Je me suis surtout confronté plusieurs fois à un truc où je n’arrivais pas à aller plus loin… J’ai senti que j’avais besoin de gens autour de moi car ce n’est pas possible de faire tout tout seul ! Je n’ai plus la prétention de faire tout moi-même et je considère ce projet comme celui d’une équipe même s’il est représenté avec ma gueule. J’aime bien le concept de mixer, de se porter mutuellement entre amis et j’essaie de mettre ça en valeur le plus possible.

D’ailleurs, ton premier album Hometown va bientôt fêter ses sept ans. Avec du recul, quel regard portes-tu sur ta carrière ? De quoi es-tu le plus fier ?

La meilleure chose que j’ai pu faire dans ma carrière c’est d’avoir sorti les choses au bon moment, en suivant mon instinct car c’était en cohérence avec mes envies à ces instants précis.

Je n’ai pas vraiment de regrets. Il y a eu de nombreux échecs, de réussites, mais au final rien n’est noir, rien n’est blanc, tout est nuancé, ce qui fait que j’en suis là ! Je ne considère pas ma carrière comme une extrême réussite ni comme un échec, je pense tout simplement avoir posé les bonnes fondations au fil des années et je me sens maintenant prêt à remettre un coup dedans avec plus de paix et plus de recul sur les choses.

 

Pour ce qui est du moment le plus mémorable ce serait mon premier vrai concert, celui où il y avait une file de gens qui venaient pour me voir. Après, il y a également eu ma première date à Dour ainsi que l’Olympia et la première fois où j’ai reçu mon vinyle. Je pourrais en citer plein mais ceux-là sont les évènement assez marquants de ma vie.

Tes amis Joachim Pastor et NTO ont pris un nouveau virage en laissant Hungry Music derrière eux. Quel est ton ressenti sur leurs choix ?

J’ai eu beaucoup de chance de les accompagner sur les scènes, dans leurs évolutions et dans le développement de nos projets. J’ai beaucoup appris avec eux et je pense que tout artiste a besoin à un certain moment de se replonger dans son projet solo et ça me semble logique dans l’évolution de leurs carrières, avec Joachim Pastor et NTO on est toujours fort liés.

Quel regard portes-tu sur la scène musicale belge, et plus précisément la scène électro ?

En Belgique pour la culture il n’y a pas beaucoup d’argent mais il y a des grosses initiatives qui se mettent en place. Bruxelles, c’est une ville dans laquelle il y a une chouette qualité de vie et c’est très particulier. C’est un gros mélange européen mais avec un peu de calme malgré tout, ce qui laisse place à beaucoup d’imagination, avec de nombreuses influences qui arrivent de tous les horizons. Tout le monde se connait ici et tu as vite accès à des trucs sympas.

J’ai également l’impression qu’il y a, en comparaison avec la France, moins de compétition entre les artistes, un esprit plus solidaire dans lequel chacun essaie de se porter pour mettre en avant la scène belge. 

Oui exactement ! Je pense qu’on a ce « complexe d’infériorité » avec la France mais avec tout de même un sentiment de puissance quand on regarde les artistes qui marchent chez vous comme avec Damso par exemple. Tu sais, la devise de la Belgique c’est “L’union fait la force” !

J’ai vu que tu seras au Fuse début novembre avec NTO. Comment te projettes-tu pour cette fin d’année et 2021 ?

Pour être sincère, je ne sais tellement pas comment ça va se passer dans les prochaines semaines que j’arrête de réfléchir, de faire des plans en se disant « le covid il va s’arrêter à tel moment donc je vais sortir mon album là ». Du coup, je vais continuer à faire de la musique, à sortir des sons et on verra. Il n’y a malheureusement pas l’opportunité de les défendre en soirée etc mais on verra bien.

Donc pas de date prévue pour la sortie de ton album ?

Non… Ce n’est pas qu’on ne veut pas en mettre une mais il me faut encore quelques morceaux pour avoir un choix cohérent. Et puis, pour la promo ce sera des opportunités de faire un truc beaucoup plus proche des gens donc c’est cool !

Un dernier mot pour conclure cette interview ? 

Petite exclu : il y aura un quatrième single avant la sortie de l’album. Ca devrait sortir dans un mois et demi, ou deux. On va laisser un peu vivre Sunset Drive ! 

Et pour le nom de l’album ? Après Hometown, Travel, qu’est-ce que tu as en tête ?

Je ne sais pas… Je t’avoue que j’avais pensé à « Not so far » mais je ne suis pas sûr ! On verra.

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