Comme la tradition l’impose, on débute cette nouvelle année en mettant en lumière les disques qui ont marqué nos douze derniers mois. Vingt-cinq projets pour résumer cette année 2025 riche en belles sorties !
Ólafur Arnalds & Talos – A Dawning

Un album initialement composé pour célébrer la musique sous sa plus belle forme, celle de passionnés qui voient en cet art un moyen de s’exprimer, de se livrer sans retenue, transformant leurs idées et leurs émotions en notes de musique. Un album qui met en lumière la beauté des rencontres humaines, le partage, avec un équilibre soigné entre force et vulnérabilité. Un album tout bonnement sublime qui nous aura fait revivre les doux moments passés à écouter la musique d’Eoin, se laissant porter une nouvelle fois d’une piste à une autre, caresse après caresse, à la recherche d’un réconfort que l’on a rapidement trouvé…
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SOHN – Albadas (Dawn Songs)

Albadas nous offre une petite demi-heure de pause. Huit compositions qui se déploient au rythme du lever du soleil, alternant entre notes de synthé étincelantes et productions plus denses appelant à l’admiration et au lâcher-prise. Avec cet album, les silences deviennent également chargés en émotions, les pauses s’apprécient. SOHN nous propose ainsi d’écouter avec attention ses compositions, d’y entr’apercevoir une certaine bande son méditative pour recharger notre corps et notre esprit. Ressentir au lieu de réfléchir.
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Superpoze – Siècle

On ne va pas se mentir ; chaque nouvelle sortie de Superpoze est attendue avec une excitation presque enfantine. Qu’il s’agisse de ses albums ou des bandes originales qu’il compose pour le cinéma, Gabriel parvient inlassablement à viser juste, livrant une musique d’une grande délicatesse émotionnelle et profondément incarnée. Siècle en est la parfaite synthèse, tout en créant un pont entre Opening et le sublime Nova Cardinale, entre explorations sonores et une expression encore plus affirmée de son art.
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Jumo – memory

Avec des productions musicales toujours travaillées avec précision, Jumo nous embarque à nouveau au coeur de son cerveau, proposant une musique aussi bien orientée club que cinématographique, entre sonorités brutes voire sombres balancées par des mélodies plus oniriques. Un équilibre parfait qui marque les esprits, surprend à chaque sortie, et fait de lui un des producteurs les plus talentueux de la scène française, ne posant aucune limite à son génie créatif qui lui permet de parfaire un univers musical des plus ambitieux !
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Ela Minus – DÍA

A l’écoute de ce disque, notre attention est constamment retenue ; on se prend à contempler chaque morceau, prenant plaisir à les voir se développer et ainsi dévoiler une electronica au grain sublime, où chaque micro-détail a son importance et vient enrichir le bel univers de la Colombienne qui semble sans frontière ! Ce second album se voit aussi bien intime qu’ouvert vers le monde ; une réelle exploration sonore déconcertante, voire désorientante, mais surtout fort appréciable !
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Rival Consoles – Landscape From Memory

Landscape From Memory affirme une nouvelle fois le génie créatif de Rival Consoles : un album aussi bien précis que par l’instinct où les nombreuses textures électroniques prennent vie, se transforment, laissant transparaitre des émotions sans jamais tomber dans l’excès. L’album sublime ce talent singulier à matérialiser l’abstrait, déployant des paysages sonores aussi enveloppants à l’écoute qu’ils sont saisissants à découvrir en live !
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Clark – Steep Stims
A l’image de Rival Consoles, Clark poursuit son exploration sonore en mariant rigueur technique et intuition créative. En effet, fidèle à son processus créatif minutieux, il sculpte chaque son avec une précision chirurgicale tout en s’autorisant de laisser place à l’imprévu ce qui insuffle une énergie organique audacieuse.
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Verses GT – Verses GT

Résultat de l’association entre Jacques Greene et Nosaj Thing, cet album combine leurs deux sensibilités électroniques, proposant ainsi un dialogue nocturne entre constructions millimétrées et mélancolie feutrée. Une dualité non-conflictuelle qui se transforme en une complémentarité faite de tension, de respiration, de profondeur. Un équilibre qui marche tout aussi bien en studio qu’en live !
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heylucas – hey

Avec hey, Luca rappelle que la scène française sait briller sans artifice. L’album affiche une simplicité presque désarmante mais derrière cette façade épurée se cache une collection de singles intimes et solaires, taillés pour toucher sans forcer. Les mélodies sont immédiates, les textes sincères, et chaque morceau semble pensé comme une confidence partagée à voix basse baignée d’une lumière chaleureuse. Un album qui propage un réel sentiment de quiétude et de bien-être !
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Monolink – The Beauty Of It All

Après la claque vécue à Cercle Odyssey grâce à son live tout bonnement grandiose, Monolink dévoilait ce troisième album, véritable palette musicale. Les ambiances se métamorphosent, les textures organiques distillent une profusion d’émotions, les contrastes captivent à chaque instant. Un disque introspectif et puissant où les productions électroniques épousent une écriture intime pour parfaire un voyage aussi immersif qu’émouvant.
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Yorina – BLOOD RUSH

Yorina livre ici un mini album complet, cathartique, dans lequel elle regarde avec tendresse son passé, se remémorant les bons et mauvais souvenirs afin d’en tirer du positif, se libérer et envisager un avenir plus radieux sans renier son histoire, le tout sur des productions flirtant entre synth pop et électro, toutes parfaitement conçues pour souligner ces moments de vie, ces émotions retranscrites grâce à sa sublime voix !
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Transient Lines – IOTA

Ils se font de plus en plus rares ces artistes émergents qui parviennent à capter notre attention en un morceau, suscitant ainsi une envie, presque un besoin irréfrénable de plonger dans son catalogue musical pour s’imprégner de l’essence de sa musique et comprendre toutes les subtilités qui ont déclenché ce coup de coeur. Ce ressenti on l’a eu avec Transient Lines qui nous offre un album aux textures saisissantes, sonorités expérimentales et rythmiques effrénées.
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Oklou – choke enough
Une sensibilité à fleur de peau traverse cette pop électronique fragile et cotonneuse qu’Oklou parvient à transformer en une musique d’une puissance émotionnelle rare. L’artiste poursuit son chemin avec un univers singulier, façonné de productions éthérées et d’un chant presque murmuré, donnant naissance à des instants suspendus, intimes et profondément touchants. Du génie à l’état pur.
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Malibu – Vanities

Encore une Française qui illumine la scène internationale ! Prophétesse de l’ambient, Barbara maîtrise l’art d’allier field recording à ses synthés et sa voix pour transformer ses pensées en paysages sonores. Chaque écoute devient un voyage méditatif où délicatesse et sensibilité s’entrelacent, révélant une artiste au sommet de son art, capable de toucher l’âme autant que l’oreille.
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Jimmy Whoo – World News Mixtape

Huit pistes. Dix-huit minutes. Il n’en faut pas plus à Jimmy Whoo pour nous faire plaisir ! Après son incontournable To The Moon aux côtés de son ami Muddy Monk et un passage remarqué sur le premier EP d’Alsy, le génie débarque avec une mixtape à découvrir d’urgence !
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Hideyuki Hashimoto – Sign (EP)

Le temps d’un petit quart d’heure, Hideyuki Hashimoto installe une atmosphère cotonneuse, oscillant entre une mélancolie apaisée et une fragilité parfaitement maîtrisée. Les silences se transforment en mélodies, tandis que les mécanismes des marteaux du piano, audibles, renforcent cette sensation de proximité, d’intimité, et amplifie donc l’impact émotionnel de sa musique, transmise avec pudeur et sincérité. Du beau, simplement fait, et profondément habité.
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HAELIUM – New Era (EP)

A travers ce nouvel EP, HAELIUM peaufine davantage sa production, affirme ses influences et crée ainsi une tension émotionnelle qui nous touche. New Era repose sur un équilibre quasi-parfait de percussions breakées et de nappes synthétiques aériennes, le rendant aussi agréable à écouter seul au casque qu’en soirée !
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Nascaa – Until It Shines (EP)

Avec Until It Shines, Nascaa affirme pleinement son identité artistique ! Depuis la sortie de Vibrations au printemps 2024, l’évolution n’est que remarquable ; la confiance s’installe, le regard s’affine, l’écriture gagne en justesse. Reconnu pour son talent à raconter des histoires, il livre ici un disque plus intime, authentique, sans jamais perdre sa dimension universelle. On n’a qu’une hâte : découvrir la suite !
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ROD-R – Alterity (EP)

ROD-R poursuit une quête presque scientifique du son juste. Chaque piste d’Alterity semble ciselée à l’échelle microscopique, où textures, silences et fréquences dialoguent avec une précision rare. Un EP qui explore des contrées sonores expérimentales qui évoquent l’immensité de l’Univers mais également l’infiniment petit avec ses particules, vibrations et mouvements invisibles. Rien n’est laissé au hasard ; chaque détail compte et participe à une narration abstraite mais profondément immersive et technique.
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Keinseier – Reduktion (EP)

Connu pour ses nombreuses expérimentations à l’esthétique léchée, Keinseier a toujours su capter notre attention. Avec une direction artistique des plus cadrées, il propose une musique intime, élégante, à la fois sobre et pleine de contrastes. Une musique qui mérite de tout mettre en pause pour s’attarder sur les moindres détails tant sa composition se veut subtile.
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Hologramme – Surfaces (EP)

Déjà six ans qu’on soutient de près Hologramme, figure incontournable de la scène electronica montréalaise qui propose une musique aussi bien dansante que contemplative. Six ans de plaisir immense voir se développer un univers riche, nuancé, aux couleurs toujours plus affirmées. Surfaces en est une nouvelle démonstration : un EP qui nous fait traverser une multitude d’émotions avec justesse et sensibilité !
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BAILE – Ambient Selections Vol. 3 (EP)

Ambient Selection confirme une fois de plus l’amour que l’on porte à BAILE tant il excelle à façonner des paysages sonores d’une finesse remarquable avec un sens aigu du détail et une maîtrise instinctive de l’ambient. Un disque tout en subtilité, aussi enveloppant qu’apaisant, révélant le génie discret d’un producteur qui sait transformer le minimalisme en une expérience profondément habitée.
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Jason Van Wyk – Inherent (EP)
Passionné de cinéma et compositeur de musique à l’image, Jason van Wyk dépeint à travers sa musique des paysages sonores enveloppants où chaque détail à son importance. A la fois minimaliste et contemplative, son esthétique se veut vaporeuse à travers des notes ambient gracieuses qui dessinent une expérience sensorielle bluffante !
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unsui – Back Home (EP)

En seulement trois morceaux, unsui nous fait vivre une douce épopée, entre profondeur subaquatique et envolées pleines de grâce qui lui présage un avenir des plus radieux !
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muuju – bedforms (EP)

Alors qu’on apprécie tout particulièrement son projet il:lo, Andreas ouvrait cette année les portes de son univers solo, muuju, où mélodies d’une simplicité apparente se déploient en singles empreints de grâce et de profondeur à l’image de pastel qui a illuminé bon nombre de nos soirées estivales.








