Review : Aloïse Sauvage – Dévorantes

Retour indispensable sur Dévorantes, premier album lumineux d’Aloïse Sauvage.

Le 28 février dernier sortait Dévorantes, premier album haut en couleurs d’Aloïse Sauvage. Certains n’ont appris son existence qu’aux Victoires de la Musique, d’autres attendent son album depuis l’EP Jimy sorti il y a un an, d’autres encore ont aperçu ses grands yeux au cinéma. L’artiste aux mille facettes a sorti son disque dans un « boom » fracassant et la chanteuse a rejoint la circacienne, la danseuse et l’actrice.

Après 2 années dédiées à la musique, Aloïse a trouvé la clé du succès : la confiance. Toutes les chansons de Dévorantes abordent les thèmes sensibles de notre génération qui veut hurler tellement fort ses colères Et cette tristesse, qu’elle se retrouve parfois « Aphone à force d’être à fond ». Sur des beats dansants la chanteuse prend son mégaphone et pose sauvagement des textes qui soufflent une vague d’espoir à laquelle personne ne peut résister. Ses mots poétiques se glissent dans nos esprits et guérissent les maux de tous ceux qui ne peuvent pas dire tout haut qui ils sont.

On est incapable de définir sa musique mais pour elle c’est clair : elle fait de la chanson française. Et quand sa voix cassée martèle cette vérité, on est obligé d’y croire. Alors on se met à danser À l’Horizontal, à passer les Feux verts à toute vitesse sans réfléchir et à se dire que « si l’on s’aime, notre vie va être belle ». Chaque morceau acidule le disque et parcourt tous les tons du répertoire français, nous faisant passer, moi la première, du rire aux larmes en quelques minutes.

Et comme si l’album ne suffisait pas, la jeune femme nous a fait un double cadeau et a sorti le même jour le clip de sa nouvelle chanson phare : Omowi. Un clip qui fait l’effet d’une bombe de peinture, qui explose sur le sol et transforme la pièce en bataille de couleurs. L’homo, oui, transforme en dansant « l’homme oh ! Comme ils disent » 1 de Charles Aznavour. Une prestation plus explosive mais tout aussi sensible. Un sourire aux lèvres, Aloïse Sauvage mêle performance et musique, de la scène aux clips vidéo. Suspendue à son micro ou entourée de danseurs, elle déchaine son amour et personne ne peut y résister.

Finalement, Aloïse Sauvage nous a guidés par la main le long de son parcours, et de Et cette tristesse elle a fait naître des envies Dévorantes avec un message qui flotte encore quand l’album se termine : « Aujourd’hui j’ai envie d’dire que j’suis en vie, donc que j’ai envie d’vivre ».


Tracklist

1. Et cette tristesse

2. Omowi

3. À l’horizontale

4. Mega Down

5. Feux Verts

6. Toute la vie

7. Si on s’aime

8. Papa

9. Tumeur

10. Jimy

11. Dévorantes

Notre sélection : Omowi, Si on s’aime, Dévorantes

NOTE : 18/20

 

1.[Sous la pression des mœurs de l’époque entre autre, Charles Aznavour a modifié les paroles de sa chanson Comme ils disent et ainsi « l’homo » est devenu « l’homme oh »]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *