[Photos] Tiste Cool @ Les Trois Baudets, le 14 novembre 2019

Jeudi dernier, Tiste Cool nous donnait rendez-vous aux Trois Baudets pour présenter son premier EP Caïpiranha.

A l’occasion de la sortie de Caïpiranha, dont on vous avait déjà parlé ici, Tiste Cool organisait sa release party dans le cadre feutré et intimiste de la salle des Trois Baudets.

A 20h30 pétantes, les lumières s’éteignent et un grand silence envahit subitement la salle, qui n’est désormais illuminée que par la scénographie des lettres scintillantes “COOL” et d’un petit palmier en néon vert sur le côté de la scène.

Tiste Cool entre alors en scène sans un mot et plaque des accords planants sur son synthé. Le ton est donné, l’évasion commence, malgré une boucle de rythme qui a du mal à démarrer. Mais, il conserve son assurance et précise, non sans humour, que “Ceci n’est pas un sketch, ceci est un concert”.

Le premier morceau, qui bizarrement ne nous semble pas familier (serait-on passé à côté d’un morceau de l’EP ?), plonge le public dans une atmosphère mélancolique ; les yeux sont rivés vers la scène. Les lumières battent au rythme de la musique, comme les pulsations d’un cœur. Une bande enregistrée se déclenche alors que Tiste Cool joue toujours ses accords : c’est lui qui nous parle, nous rassure que non, nous ne sommes pas devenus fous et que ce morceau ne fait pas parti de l’EP. L’atmosphère est détendue, comme si on passait un moment entre amis.

Après cette entrée en matière et quelques mots d’introduction, Tiste Cool enchaîne avec Indépendance maladive Marie-Flore fera une apparition furtive mais remarquée.

De Ian Curtis au Mépris de Godard, Tiste Cool passe de la guitare aux claviers et le public reste tout autant pendu à ses lèvres. Il propose ensuite de revenir aux origines de l’EP avec le tout premier morceau de ce projet, qui n’apparaît pas dans Caïpiranha : San Francisco. Cet air entraînant et tropical s’arrêtera après le deuxième refrain : “A l’époque je n’ai pas écrit de deuxième couplet.” Le public rit à nouveau devant cette franchise aux allures un peu timides.

Chaque morceau a le droit à son éclairage particulier, du rouge intime au bleu nostalgique.

Le concert continue au rythme des applaudissements, des quelques encouragements et autres “Cool !” lancés par le public. Bien entendu, Tiste Cool finira par Chantal vacances, pour le plus grand bonheur du premier rang.

Ceci n’était pas un sketch bien que l’on ait ri, mais bel et bien un concert et une petite évasion loin de l’agitation de Pigalle le temps de quelques chansons.

Report écrit : Lisa Pujos

 

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